Actualités de la course au large / Avril 2010   

 


8 avril 2010

 

J’étais la semaine dernière à Pointe à Pitre. La Guadeloupe, vous connaissez ? Et bien oui, c’est là-bas qu’est mouillée la ligne d’arrivée de la Route du Rhum La Banque Postale, devant Pointe à Pitre exactement, et plus précisément encore, à proximité immédiate de la bouée d’atterrissage.
J’ai profité d’un déplacement professionnel pour aller voir de près à quoi pouvait bien ressembler cette tête à l’anglais (voir photo ci-contre), la première marque de parcours après celle matérialisée par la bouée du Cap Fréhel. Le phare du Cap Fréhel, je le connais bien, je pouvais même le voir depuis ma chambre d’enfant, à Trébry, dans les Côtes d’Armor. On l’appelait Nénesse.
En tous cas, en novembre prochain, elle aura sûrement l’allure du plus bel îlot de la terre, cette tête à l’Anglais, puisqu’elle aura une signification très claire : celle de l’objectif atteint, prendre le départ de la Route du Rhum, à bord d’un trimaran, et arriver de l’autre côté, si possible avant les petits camarades.
Je dois avouer que les choses stagnent, et le budget indispensable n’a toujours pas été trouvé. Je ne suis pas le seul dans ce cas, mais cela ne change rien. Alors, si vous êtes décideur, chef d’entreprise, PDG d’une grosse société, pourquoi ne pas nous rencontrer ?
Sinon le plateau de cette Route du Rhum La Banque Postale se précise. Chez les grands bateaux, ceux de la Classe Ultime, on compte un nouveau venu en la personne de Sidney Gavignet, qui va s’aligner à la barre du quasi sistership de Sodeb’o, il s’agit bien entendu du Oman 100. Tout auréolé de son récent Trophée Jules Vernes, Franck Cammas a mis son Groupama 3 en chantier, pour s’aligner sur le Rhum à bord d’un bateau assagi. Du côté des Multi 50, Lionnel Lemonchois prend donc la barre de Prince de Bretagne, tandis que Philippe Laperche s’aligne à bord de Gamin, le premier Crêpes Waouh ! Erik Nigo a quant à lui récupéré l’ancien bateau de Victorien Erussard, qui aimerait bien racheter le Crêpes Waouh ! 2, de même que Thierry Duprey de Vorsant. Il est bien convoité, ce bateau…
Enfin, le bateau de mon ami Charlie Capelle, A’Capella, s’appellera Sidaction.

 

Merci François pour tes encouragements : « Tiens bon la rampe ; il ne sert a rien d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer ! ».



Gilles Ruffet

 

Guadeloupe, la tête de l'anglais

Stage ISAF : la mer est froide en hiver

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J’ai suivi cette formation, étalée sur deux jours,chez Macif Centre de Voile, à La Rochelle, la veille de la tempête Xynthia qui a détruit en partie les infrastructures du port des Minimes.

 

Les stages ISAF/FFV qui délivrent un certificat ‘ISAF Approved Offshore Personal Survival training Course’ sont obligatoires pour la plupart des courses en solitaire. Ils comportent différents modules, parmi lesquels : météorologie, précautions et maintenance de sécurité, contrôle des avaries et réparations, le gros temps, voile de tempête, équipements de radio communication dans le SMDSM, porter assistance, organisation et méthode des SAR, pyrotechnie et balises, homme à la mer. Le contenu de la formation vise à dégrossir les gestes fondamentaux qui peuvent faire la différence en cas de gros pépin. Pour moi, la réelle nouveauté aura été l’utilisation de la TPS, ainsi que la percussion d’un radeau de survie.
Tout d’abord, la TPS. Fin février, l’eau était à moins de 10°C. Ca n’est pas chaud. Dans ces conditions, l’espérance de survie y serait plus que limitée. Une TPS fera la différence et retardera de façon conséquente l’hypothermie. Lors de cet exercice, une certitude est apparue. La combinaison tire son efficacité de son étanchéité. Il importe donc de la maintenir coûte que coûte. Hors, cette étanchéité devient toute relative quand la combinaison a été maintes et maintes fois revêtue, dans le cadre d’exercices. Pourtant, il faut s’entraîner, parce que s’il n’est pas très aisé de l’enfiler dans les bonnes conditions d’un bateau qui navigue dans les eaux des Pertuis Rochelais, qu’en sera-t-il à bord d’un bateau en perdition, dans du mauvais temps ? D’où la nécessité de s’entraîner avec une combinaison usagée, et garder la neuve, dans son emballage et sa protection, à bord, juste au cas où.
Celle que j’ai revêtu pour l’exercice n’était pas parfaitement étanche, dès que je me suis mis à l’eau j’ai senti l’eau glaciale pénétrer à l’intérieur, et rapidement j’ai eu froid, avant d’être littéralement frigorifié. Après avoir rejoint l’intérieur du radeau, je me suis donc empressé de me changer et enfiler des vêtements chauds et secs. Les dents commençaient à s’entrechoquer sérieusement.
Pour ce qui est des exercices d’hélitreuillage, même si je n’ai jamais été hélitreuillé, j’ai assisté à des manœuvres, à Lanvéoc Poulmic, au sein de la flottille 32 F, à bord d’un Super Frelon. Ces appareils ont un rayon d’action conséquent, peuvent (en urgence) se poser sur l’eau, et ne connaissent pratiquement aucune limite d’intervention, si ça n’est celle du gel. Heureusement, il ne gèle pas souvent à la pointe de Bretagne. Le vol stationnaire au dessus d’un bateau en difficulté est entièrement manuel, et plus encore, le pilote ne voit pas ce qui se passe sous lui, les indications lui sont données par le mécanicien.

Radeau de survie

 

Elle est Froide!

 

Manipulation fusées de détresses

La Route du Rhum- La Banque Postale 2010 : les annonceurs et les partenaires des coureurs seront particulièrement choyés. Alors si vous voulez en être… soutenez-moi !

Lors d’une conférence de presse qui a eu lieu à Saint-Malo, les acteurs du Rhum ont présenté par le détail ce qui va se passer dans la Cité Corsaire.

 

Pour cette nouvelle édition de la Route du Rhum- La Banque Postale, la fête promet d’être encore plus belle qu'il y a quatre ans, « plus ambitieux dans sa structuration et dans la qualité de ses équipements mais aussi plus agréable pour les exposants et pour le public »: voici ce que promet Bruno Lanctuit concernant le village de la Route du Rhum-La Banque Postale 2010. Sa commercialisation a été lancée le 1er mars dernier. « En 2006, pour la première fois, nous avions eu la possibilité de monter un village sous les remparts de Saint-Malo. Cette option, nous avons décidé de la poursuivre cette année et de l'amplifier avec la réalisation d'un village positionné en trois espaces. Le premier (2.500 m²) sera réalisé au pied des remparts en deux sections. Il portera le nom de village Vauban et bordera la flotte des Ultimes, des Multicoques 50', des Class 40 et des Classe Rhum amarrés quai Vauban. Le deuxième village (2.800 m²) sera situé dans les espaces de la CCI et prendra le nom de village Duguay Trouin. Celui-ci donnera sur la flotte des Imoca rassemblée dans le bassin Duguay Trouin. Enfin, nous créerons un pavillon entièrement novateur et de prestige sur le parvis de l'espace Duguay Trouin : une structure à étage d'une superficie globale de près de 1000 m². Nommé le Carré du Rhum, il sera destiné à accueillir les partenaires des bateaux. A l'étage, des espaces de réception, des espaces VIP ou encore des salles à manger privatives seront installés. L'ensemble du village sera équipé de structures en dur. Exposants et visiteurs trouveront, en effet, des parois en verre et non plus en bâche cristal comme par le passé. De quoi garantir une meilleure isolation, en termes phonique et thermiques. En somme, ce village de la Route du Rhum La Banque Postale 2010 sera extrêmement qualitatif. Pour le plaisir de tous. »
D’autre part, en collaboration avec Pen Duick, Riva PR a mis en place des opérations officielles de relations publiques embarquées. Elles se dérouleront en deux phases : du 22 au 30 octobre : des opérations d'avant départ, à quai, avec des bateaux traditionnels et des vedettes réceptives pouvant recevoir entre 10 et 400 personnes. Enfin le 31 octobre : des opérations pour le suivi du départ sur différents supports, à savoir vedettes à passagers, bateaux traditionnels et navires à grandes vitesses permettant d'accueillir de 10 à 650 passagers.
Moi, je connais un skipper qui si vous signez avec lui un contrat de partenariat vous permettra d’accéder à cet espace VIP.



Départ du Rhum 2006

Classe Rhum. Charlie Capelle : A’Caplla s’appellera Sidaction

Exit le Casimir qui ornait alors sa grand-voile (A’Capella s’appelait ‘Switch.fr’ sur le dernier Rhum), le plan Greene de Charlie s’appellera donc Sidaction.

En novembre, Charlie sera l’homme à battre dans cette catégorie des petits multicoques. A’Capella est un sistership du trimaran vainqueur de la première Route du Rhum, en 1978, Olympus photo, barré alors par Mike Birch.
L’objectif de Charlie est double. Le premier est sportif, à savoir une victoire dans sa classe (franchement, j’espère bien l’en empêcher, et arriver avant lui). Le deuxième objectif est plus humain et solidaire, puisque le trimaran portera, à titre gracieux, les couleurs du Sidaction afin de permettre à l’association de récolter des dons, de diffuser ses messages de prévention, d’affirmer sa solidarité avec les départements français d’Amérique, très touchés par le virus. Pour Charlie Capelle, ce partenariat est « un honneur, une fierté », il lui « donnera encore plus d’énergie et de motivation pour affronter cette course en solitaire ».
Pour le Sidaction, à travers la voix de sa vice-présidente, Line Renaud, « nous sommes fiers et heureux de cette alliance avec le milieu sportif et avec Charlie Capelle en particulier, avec qui nous partageons des valeurs fortes : l’action, l’entraide, le respect de l’autre, la solidarité. Un monde où on ne laisse pas tomber celui qui a chuté, où on est fair-play avec l’adversaire, et où on se met tous ensemble pour être plus forts et vaincre les obstacles. C’est aussi la devise de Sidaction : “Ensemble contre le sida” ».
Il lui faut maintenant un sponsor.

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Charlie Capelle

 

Acapella Sidaction Rhum 2010

Multi 50. Prince de Bretagne : Lionnel Lemonchois prend la barre

 

Le jeu des chaises musicales qui avait un temps pourri le circuit des 60 pieds semble avoir contaminé les 50 pieds. Hervé Cléris a été remercié, et Lionel Lemonchois, tout frais débarqué de Groupama 3, prend la barre du plan Irens.

 

La nouvelle circulait depuis un certain temps dans le milieu, mais il a fallu attendre la mi mars la publication du communiqué de presse du groupement des producteurs du Finistère nord pour que la nouvelle soit enfin officialisée : Hervé Cléris était remercié, et Lionel Lemonchois recruté pour skipper le trimaran gris.
Pour comprendre ce qui s’est passé, il importe de revenir en arrière.
Hervé avait dans sa besace les plans de ce bateau, signé Irens Cabaret, depuis longtemps déjà. Un bateau radical, avec des options radicales : pas de dérive centrale mais deux dérives asymétriques, une dans chaque flotteur. Et trois safrans, un pour la coque, et deux pour les flotteurs.
A l’automne dernier, à Saint-Quay Portrieux, Prince de Bretagne effectuait sa première sortie en course, pour ce trophée qui auparavant était parrainé par Jean Stalaven, et qui l’an dernier s’était trouvé un nouvel annonceur dans une entreprise du nom de… Prince de Bretagne. Tout frais sorti de chantier, le bateau n’était pas au point, loin de là, et comme tout engin nouveau, il fallait en déterminer le mode d’emploi. Résultat, Prince de Bretagne s’est traîné, à la ramasse des deux autres trimarans neufs, Groupe Actual, et Crêpes Waouh, le troisième du nom. Sans doute l’armateur a-t-il mal digéré l’échec. Et cerise sur le gâteau, quelque semaines plus tard, les bras de liaison se brisaient, rendant impossible toute réparation avant le rendez-vous majeur de l’année 2009, la Transat Jacques Vabre.
Aussi Hervé Cléris a-t-il pris la décision de réarmer son ancien bateau, CLM, et de s’aligner au départ au Havre. Mais on ne prépare pas un tel bateau en si peu de temps, et les avaries se sont succédées : le rail de mât s’est fait la belle, et les escales nécessaires à sa réparation on détruit les espoirs (après le chavirage de Groupe Actual) de figurer sur le podium. Résultat, Christohe Dietsch et Hervé Cléris sont arrivés au Costa Rica alors que la messe de la course était dite depuis plusieurs semaines déjà. Et probablement aussi la sentence de la part de l’armateur : un changement de skipper s’imposait à leurs yeux.
Les nouveaux bras de Prince de Bretagne sont en construction chez Technologie Marine, à Saint-Philibert, tandis que la coque et les flotteurs sont chez Marsaudon à Lorient, le chantier qui l’a vu naître. La mise à l’eau interviendra au courant du printemps.
Au bout du compte, on a assisté à un beau gâchis, et on ne peut espérer qu’une chose, que Lionel Lemonchois mène ce bateau imaginé par Hervé Cléris à la victoire à Pointe à Pitre en novembre prochain.

Prince de Bretagne

 

Lionel Lemonchois

Multi 50 : Thierry Duprey de Vorsant se verrait bien à la barre de Crêpes Waouh ! 2

 

Le skipper de Gitana 12 sur le Rhum 2006 rêve d’un nouveau Rhum… en Multi 50

 

Thierry a couru le Rhum en 2006, à bord de Gitana 12, ex. Bonduelle à Jean Le Cam. Fort d’une dixième place, il rêve de remettre ça, cette fois-ci à bord d’un Multi 50. Décidément, ce Crêpes Waouh ! 2 attise les convoitises, et nombreux sont les skippers qui rêvent de décrocher le budget qui leur permettrait de s’aligner à sa barre. Thierry se souvient de cette première transat en solo : « le solitaire, j'y ai pris goût et, comme toute première expérience, j'y ai appris beaucoup de choses. J'ai vraiment envie de les mettre en application et d'être plus performant. Il y aura toujours cette petite part d'inconnu qui fait la magie des courses, un peu moins que la première fois mais la Route du Rhum reste une course mythique ».
Gitana IX, Gitana X, Gitana 12, Gitana 13, La Trinitaine, Foncia, Oman Sails, Groupama 3 sont autant de multicoques sur lesquels Thierry a été tour à tour skipper ou chef de quart, en transat, en course autour du monde ou en courses inshore.





Crêpes Waouh 2 - Départ Rhum 2006

 

Thierry Duprey de Vorsant

Multi 50 : Victorien Erussard : bateau vendu

 

 

Près avoir animé à bord de son ‘vieux’ bateau le circuit Multi 50, sans jamais avoir pu jouer autre chose que les seconds rôles, faute d’outil pour rivaliser avec le ‘patron’ du circuit, Franc-Yves Escoffier, Victorien Erussard a donc vendu son ancien bateau.

 

Après un début de carrière en 60 pieds sous le nom de Neuf Telecom, Victorien l’avait raccourci à 50 pieds. En 2005, il s’est tout d’abord appelé Laiterie de Saint-Malo, puis lors de la dernière Transat Jacques Vabre, a pris le nom de Guyader pour Urgence climatique. Ainsi son palmarès peut-il s’étoffer de deux places de deuxième sur la Transat Jacques Vabre, un podium lors de la dernière Route du Rhum, une victoire sur le Record SNSM, sans compter les nombreuses places de deuxième lors des Grands Prix du circuit. Las de jouer les seconds rôles, la vente de ce bateau a un objectif et un seul : acquérir un nouveau bateau, afin de jouer la victoire, et courir à armes égales contre Franck Yves Escoffier bien sûr, mais aussi Yves Le Blévec, ou Lionel Lemonchois. Ce bateau, il existe, et ça tombe bien, il est à vendre, il s’agit de Crêpes Waouh ! N°2.

 

Multi 50 : Erik Nigon à la barre de l’ancien trimaran de Victorien Erussard

 

Assurément, l’heure est aux grandes manœuvres sur le circuit Multi 50. Eric Nigon a racheté l’ancien Guyader / Pour Urgence Climatique de Victorien Erussard pour courir le Rhum

 

Après 5 années en Figaro 2 puis en Class40  terminées par la fortune de mer de son JPK40 au large des Bermudes, Erik Nigon a donc racheté l’ancien Guyader / Pour Urgence Climatique de Victorien Erussard.
L’articulation du projet reste la même avec Erik Nigon en armateur et skipper et AXA Atout Cœur parrainant l’aspect responsable du projet à travers le soutien de l’association AIDES pour la prévention et la lutte contre le SIDA.  Erik Nigon : « il y a eu trop de moments fantastiques au cours de ces 5 dernières années pour arrêter sur un coup du sort. Apporter un peu de rêve et de bonheur tout en participant à la mythique Route du Rhum-La Banque Postale va me permettre une nouvelle fois de prendre du plaisir et de le partager avec de nouvelles émotions garanties sur un multicoque resté performant malgré les nombreux milles qu’il a déjà parcourus » 
‘AXA Atout Cœur pour AIDES’ se préparera en participent aux Grand Prix du circuit des multicoques de 50 pieds.

Laiterie St Malo au départ du Rhum 2006

Multi 50. Philippe Laperche à la barre de Gamin, ex. Crêpes Waouh !1

 

Vouloir courir le Rhum, c’est bien. Etre soutenu par un sponsor, c’est le top. D’autres contournent le problème en investissant leurs propres deniers dans l’achat du bateau de leur rêve. C’est ce qu’a fait Philippe laperche.

 

Ce plan Brouns de 1991 s’est aussi appelé Inzimé, ou encore Deléage & Diazo, aux mains de Loïc Escoffier. Franck-Yves Escoffier a quant à lui remporté par deux fois le Rhum à sa barre, en 1998 et en 2002. Pierre Antoine l’a aussi mené sur la deuxième marche du podium de la dernière Québec Saint-Malo, et il espérait bien décrocher le budget qui lui aurait permis de s’aligner à son bord à Saint-Malo et venir ainsi jouer les trouble fête juste après les ténors de la multi 50 que sont Crêpes Waouh 3, Groupe Actual, et Prince de Bretagne (avec son nouveau skipper). Le dentiste de Auray, amateur éclairé et par ailleurs propriétaire de Hydrofolie (qui est à vendre), a donc racheté ce bateau historique. Il sera bien sûr au départ de Saint-Malo. Attention, malgré son âge, Gamin a encore de beaux restes, et il ne demande qu’à être mené au maximum de ses possibilités. Ce bateau historique va donc porter les couleurs de Yslab, sous le nom de ‘Biotechnologie Marine’. Le programme de la saison inclut notamment le Tour de Belle-île, Vendée – Saint Petersbourg, le Trophée Prince de Bretagne, le Trophée Malo, le Trophée du port de Fécamp, et enfin le Rhum.

Gamin, ex crêpes Whaou 1

Classe Ultime : Sodeb’o une nouvelle décoration, mais surtout des foils


Tout frais débarqué lui aussi du Trophée Jules Verne, Thomas Coville avait hâte de reprendre les commandes de son bateau, le maxi Sodeb’o, avec lequel il espère bien remporter la Route du Rhum.

Au cours de ce long chantier d’hiver, Sodeb’o a donc reçu des foils. Leur objectif est de réduire au maximum la trainée des coques et appendices dans l'eau. Dès que le bateau dépasse une vingtaine de nœuds, le bateau s’appuie de plus en plus sur son foil, et au final, dans un style très aérien, il ne reste plus sur l’eau que le foil du flotteur sous le vent, le safran sous le vent, et l’extrémité de la dérive centrale. J’ai eu le plaisir de le vivre à bord de Sopra, mais aussi de Gitana 11 (à l’époque où il s’appelait Belgacom), ou encore Banque Populaire 5.
Dans quelques semaines, Thomas devrait s’élancer à la conquête de la Route de la Découverte.


Sodeb'o

Classe Ultime: Sidney Gavignet et Oman Sail sur la Route du Rhum-La Banque Postale


Oman Sails, armateur de plusieurs multicoques parmi lesquels l’ancien B&Q Castorama de Ellen Mac Arthur, a annoncé qu’il engageait le grand Oman 100, quasi sister ship de Sodeb’o à Thomas Coville, sur la Route du Rhum La Banque Postale. L’équipe moyen orientale étoffe donc sa présence sur les différents circuits, puisqu’elle a également annoncé sa participation au Tour de France à La Voile, ainsi que l’épreuve française du circuit Extreme Sailing Series, qui se déroulera à Sète (voir par ailleurs).
L’ambition d’Oman Sail est clairement affichée : « présenter sur une scène internationale deux projets ambitieux : la création d’une nouvelle classe de maxi-multicoques monotype, le A100, et la mise en place d’un nouveau circuit d’épreuves en océan Indien et plus largement en Asie ».
« Adepte des valeurs d’équipe, la course en solitaire n’en est pas moins ce dont je rêve depuis mes débuts en compétition », rappelle Sidney Gavignet. « Aujourd’hui le parcours est simple et magnifique, comme Majan, le A100 que je vais mener vers Pointe-à-Pitre. Un bateau dépouillé, sans artifices, l’un des plus beaux au départ. Malgré une expérience restreinte en multicoque, je me sens à l’aise à l’idée de me retrouver à la barre de ce trimaran de 105 pieds car j’ai déjà pu vérifier qu’il s’agit d’un bateau particulièrement marin et sain. » En juillet, le bateau rejoindra sa base de Lorient, où plusieurs Omanais sont déjà pressentis pour  intégrer le team technique.

Oman 100

 

Oman 100

G Class: Franck Cammas sur Groupama 3 décroche le Trophée Jules Vernes

 

L’incertitude aura duré jusqu’à l’équateur et même plus encore, mais ça y est, the job is done : Groupama a tourné autour de la terre, de Brest à Brest, en 48 jours 07 heures 44 minutes 52 secondes !

 

Il aura fallu attendre la troisième tentative pour voir enfin le grand trimaran décrocher le record ultime pour lequel il a été conçu : le Trophée Jules Vernes, le Tour du Monde à la voile et en équipage, entre Ouessant et Ouessant, en équipage, après avoir laissé dans le sillage et sur bâbord les trois grands caps mythiques, Bonne Espérance, Lewin, et le Horn. Le gain n’est pas énorme, moins de deux jours, quand certains optimistes (dont je fais partie) pensaient que ce temps de référence pourrait descendre à 45 jours. Il faudra pour cela attendre le prochain. Il faut dire que Groupama n’est pas parti dans des conditions idéales, mais il lui fallait partir, coûte que coûte, pour éviter un duel avec Banque Populaire qui n’aurait été bénéfique pour personne. En évitant ce coude à coude, cela a permis aux hommes en vert de naviguer proprement, vite et bien, mais surtout en ménageant le bateau, sans prendre le moindre risque. Ce record, obtenu à la troisième tentative (la première, il y a deux ans, avait été avortée à la suite du bris d’un flotteur et le chavirage qui avait suivi ; la deuxième en décembre, suite à une avarie sur l’autre flotteur) nous rappelle qu’un tour du monde ne se gère jamais à la légère, et plus encore que pour n’importe quelle autre course à la voile, l’important, c’est d’arriver.
Les casses cous n‘y ont pas leur place.
On avait presque oublié que les trois sans fautes effectués par Brunon Peyron, d’abord sur l’ancien Jet Services rallongé, puis à bord de Orange 1 et enfin de Orange 2, devaient faire figure d’exception ; et que d’autres tentatives n’avaient pas aboutit du premier coup ; ou même jamais : Maiden 2, ou encore B&Q.
J’ai eu l’occasion d’interviewer, pour Multicoques Mag, François Salabert, qui a fait partie de l’équipage de Groupama 3 lors du convoyage du trimaran en décembre dernier, entre Cape Town et Lorient (voir le lien sur l’article en pdf). Il m’a confirmé que sous la houlette de Fred Le Peutrec, eux non plus n’ont, à aucun moment, tiré sur le bateau.
Lors de cette navigation, Franck Cammas a donc tournée à 18,76 nœuds de moyenne (sur la route la plus courte), battant de 2 jours 08 heures 35 minutes le temps de référence établi par Orange 2 en 2005. Au final, Groupama 3 a pourtant effectué 28.523 milles alors que la route la plus courte est de 21.760 milles. Ainsi, sur l'eau le trimaran géant a tenu une moyenne de 24,6 nœuds !
Il a fallu, à bord, gérer l’énorme retard pris par le 3, qui a culminé par moments jusqu’à 500 milles, et le record n’a finalement été décroché que grâce aux très bonnes conditions rencontrées lors de la remontée depuis l’équateur. Il avait alors une journée et deux heures de retard, mais en avalant l'Atlantique Nord en 6 jours 10h 35', Groupama 3 a tout simplement pulvérisé le temps de référence sur cette tranche de parcours.
A l’arrivée, Franck Cammas était plutôt loquace : « Une joie immense ! Je crois qu'avoir mis tant d'énergie et de temps sur ce projet et arriver au bout, c'est super. C'est le travail acharné d'une équipe et de notre partenaire Groupama qui n'a jamais lâché le morceau. C'est super que ça se termine de cette façon. La clé, c'est que quand il y a des échecs, il faut les utiliser, car c'est l'expérience, la connaissance et la fiabilisation du bateau. C'est ce qu'on a prouvé aujourd'hui. C'était beaucoup plus intense que je l'imaginais, mais on aime ça et évidemment c'était 50 jours d'émotions extrêmement fortes. On avait confiance dans notre bateau et dans le concept de trimaran. C'était une « dream team » et c'est une somme d'expériences et de talents. Parfois il fallait que je tranche avec mon feeling parmi les idées de tout le monde. J'ai appris énormément : c'était super. L'image qui restera, c'est le passage du cap Horn. On était comme des gamins...»
Lionnel Lemonchois, dernier vainqueur du Rhum, évoquait quant à lui l’équipage : « il était super et cela rend les choses faciles : chacun était à sa place comme ce fut le cas avec Bruno Peyron. Ce qui est essentiel et motivant, c'est de monter une belle équipe et Franck Cammas a parfaitement réussi son casting ! 48 jours de mer, à dix enfermés dans un huis clos, ce n'est pas anodin : ce n'est pas que de la technologie, c'est d'abord du rapport humain. Le bateau était vraiment facile : c'est un petit voilier de 32 mètres ! À trois sur le pont, on pouvait presque tout faire. Avec des moments inoubliables comme lorsque nous avons piqué sur le cap Horn à plus de 40 nœuds, sous un ciel de traîne et huit mètres de creux... 48h extraordinaires. »
Bruno Peyron, l’ex détenteur du record, était bien entendu à Brest (c’est une tradition sur le Jules Vernes) : « Bravo à toute l'équipe de Groupama pour ce parcours exemplaire autour du monde. Je sais la somme de compétences, d'efforts et d'engagement nécessaire à un tel résultat : le design team, l'équipe technique, l'équipe météo, l'équipage et aussi le sponsor dont il faut saluer la détermination et qui a su faire confiance à son équipe y compris dans les moments difficiles. Tous méritent ce succès construit avec méthode. Ils écrivent ainsi, ensemble, une nouvelle belle page de l'histoire du ‘Trophée Jules Verne’ ». Avant de poursuivre : « Je suis fier d'avoir été battu par la meilleure équipe de multicoque océanique actuelle (sympa pour Pascal Bidegorry et son équipage, NDLR) et j'ai hâte de relancer notre équipe pour la ‘reconquête’ ».
Evoquant ensuite l’engagement prochain de Groupama sur la Volvo, Bruno a aussi indiqué « je leur souhaite de devenir la meilleure équipe en monocoque dans la VOR et j'espère qu'ils viendront nous rejoindre sur la ligne de départ de The Race II. En tout cas c'est un défi que je leur lance, non plus par chronomètre interposé mais ... bord à bord » !
En effet (voir la dernière news), Bruno Peyron a annoncé récemment qu’il relançait The Race, la course de ce début du millénaire qui devrait voir une nouvelle fois les plus grands multicoques du monde s’affronter dans une régate no limits àl’échelle de la planète.
Olivier de Kersauzon s’est lui aussi fendu de ses félicitations : « Bravo pour cette performance extraordinaire... Bravo pour n'avoir jamais baissé les bras ! Bravo pour avoir construit à leur tour, dans l'esprit de la plus belle et de la plus audacieuse des épreuves au monde, une histoire magnifique. Bienvenue à Franck Cammas et à son exceptionnel équipage dans le club des détenteurs du Trophée Jules Verne. »

Photo Y.Zedda

 

Photo Y.Zedda

 

Photo Y.Zedda

 

Photo Y.Zedda

G Class : Groupama 3, retour sur le timing d’un record : ou comment décrocher le Jules Vernes

 

De Brest à l’Equateur : 1j 07h 49' d'avance.
Cette première marque de parcours s’est avérée difficile à négocier, il a fallu slalomer entre plusieurs bulles anticycloniques avant de toucher les alizés portugais au large de Madère ! Le train était en marche, même si une dépression au niveau du Cap Vert les a obligés à manœuvrer et effectuer plusieurs empannages. Ensuite, la descente vers l'équateur s’est effectuée rapidement, dans des alizés modérés de secteur nord est, et après un Pot au Noir peu actif sur le 2° Nord.

Jusqu’au Cap des Aiguilles : 7h 30' de retard.
Les alizés de sud est étaient bien là au large du Brésil, et Groupama 3 a choisit une trajectoire plutôt proche des côtes pour éviter l'anticyclone de Sainte-Hélène. Mais la situation est devenue plus complexe quand Franck Cammas et ses hommes ont du patienter, à partir de la latitude de Rio de Janeiro, la bascule d'un vent qui faiblissait de plus en plus. Et après onze jours de mer, toute l'avance sur le temps de référence avait fondu ! Ces médiocres conditions ont perduré jusqu’à ce qu’à ce qu’ils n’entrent dans les Quarantièmes, où le trimaran a alors pu donner le meilleur de lui-même, avec deux journée à plus de 30 nœuds… jusqu’à ce qu’il ne bute sur un front.

Au sud de la Tasmanie : 9h 56' d'avance.
A ce niveau de la course, dans l’Océan Indien, Bruno Peyron et son équipage avaient dû multiplier les empannages. Franck Cammas et ses hommes quant à eux ont pu longer la face australe d'un gros anticyclone pendant plusieurs jours. Le grand trimaran a alors pu aligner d’excellentes journées, lui permettant de revenir sur le temps de référence, et ainsi récupérer, en cinq jours, plus de 550 milles, et repasser devant Orange 2 à l'entrée de l'océan Pacifique.

Au Cap Horn : 8h 55' d'avance.
L’entrée dans l’Océan Indien s’est bien passée, après avoir rasé l'île d'Auckland, Groupama 3 a plongé dans le sud, la trajectoire s’est avérée très favorable jusqu'au 55° Sud et les vents portants ont été au rendez-vous. Mais l'arrivée d'une très méchante dépression australienne a changé la donne, et il a fallu modifier la stratégie et remonter très au nord, jusqu’au 47° Sud, pour éviter le plus gros du coup de vent et surtout une mer forte et mal organisée. Et malgré une vitesse moyenne supérieure à 30 nœuds, Franck Cammas a vu son avance fondre, la faute à une trajectoire loin d’être idéale. L’avance s’est alors réduite à 200 milles.
Et devant le Cap Horn, la brise est passée au nord est, les obligeant à tirer des bords pour apercevoir le feu de ce bout du monde. Le multicoque n'avait pas beaucoup de marge, mais l'équipage pouvait discuter avec les gardiens du phare du cap Horn...

A l’équateur : 1j 02h 04' de retard
Aïe ! La remontée de l’Atlantique s’est de suite avérée compliquée. Elle a débuté par du près, alors que Bruno Peyron et son équipage avaient bénéficié de vents portants jusqu'au Brésil en 2005. Puis les fronts orageux ont fait basculer la brise au secteur nord, pile dans l'axe de la route : avec du louvoyage dans un couloir étroit entre deux bulles sans vent, Groupama 3 s'en est plutôt bien sorti, lui qui a été conçu pour ces conditions de petit temps variable.
La punition a alors été sévère, avec plus de 500 milles de retard ; ce qui donnait, pour les matheux, 12% d'écart pour les 17% du parcours restant autour du monde.

A Ouessant : 2j 08h 35' d'avance
Finalement, tout s’est joué après l’Equateur. Les alizés se sont avérés enfin au rendez-vous, Il leur aura donc fallu attendre le 46ème jour de mer pour que Franck Cammas et ses neuf équipiers ne repassent enfin devant le temps de référence... Au final, Groupama 3 aura effectué son tour du monde avec 22 jours en retard sur le temps de référence et 26 jours en avance sur Orange 2. Mais cette répartition n'est pas homogène puisque l'écart a joué au yo-yo pendant toute la course, avec des pics et des creux : sur la base des pointages de 14h TU (correspondant au top départ de Ouessant le 31 janvier 2010), le trimaran géant avait 94 milles de retard le premier jour, 620 milles d'avance le 6ème jour, 433 milles de retard le 18ème jour, 560 milles d'avance le 27ème jour, 492 milles de retard le 41ème jour, pour finir avec 1.492 milles d'avance lors de son arrivée à Ouessant ! Le record établi par Groupama 3 ce 21 mars 2010 améliore donc de 4% le précédent temps de référence ! Jamais probablement un Trophée Jules Vernes n’aura autant fait monter l’adrénaline des suiveurs, et bien sûr aussi des marins.

Le Trophée Jules Verne
1993 : Commodore Explorer (FRA), catamaran 25m (Bruno Peyron) en 79j 06h 16'
1994 : Enza New Zealand (NZL), catamaran 26m (Peter Blake & Robin Knox-Johnston) en 74j 22h 17'
1997 : Sport Elec (FRA), trimaran 27m (Olivier de Kersauson) en 71j 14h 22'
2002 : Orange (FRA), catamaran 33m (Bruno Peyron) en 64j 08h 37'
2004 : Geronimo (FRA), trimaran 34m (Olivier de Kersauson) en 63j 13h 59'
2005 : Orange 2 (FRA), catamaran 37m (Bruno Peyron) en 50j 16h 20'
2010 : Groupama 3 (FRA), trimaran de 32m (Franck Cammas) en 48j 07h 45'

 

Photo Y.Zedda

 

Photo Y.Zedda

 

Photo Y.Zedda

G Class. Banque Populaire 5 sur le Trophée Jules Verne : ce sera pour l’an prochain

 

Tout au long de cet hiver à rallonge, Pascal Bidegorry, avec ses routeus, n’apu trouver la bonne fenêtre météo qui lui aurait permis de s’engager dans des conditions optimales sur les traces de Bruno Peyron. Tandis que Franck Cammas lui se faufilait et décrochait le Graal…

 

Au diable les observateurs, les Yaka, Yfaut, ou encore Ilauraitfallu. En mer, seul le skipper est responsable, lui seul prend les décisions. Et cette décision est toujours la bonne, puisqu’il la prend… Dans le cas présent, Pascal Bidegorry et Marcel Van Triest on estimé qu’il n’existait pas de bonne fenêtre météo pour se lancer sur le Jules Vernes. Ce sera donc pour l’année prochaine. Et le grand trimaran de 40 mètres devait quitter Brest pour rejoindre sa base à Lorient. Il faut savoir que un départ tardif en saison, s’il permet de bénéficier de meilleures conditions sur l’Atlantique nord, entraînement de fait un retard dans l’hémisphère sud, avec les violentes dépressions qui y sont associées. Hors s’il ne craint pas le vent, ces grands multicoques craignent avant tout la mer et son état, et mieux vaut ne pas trop s’y frotter.
Ronan Lucas, directeur du Team, revient sur cette décision : « La déception est immense même si ce n’est que partie remise. Jusqu’à mi-décembre nous étions assez exigeants, et nous cherchions une fenêtre qui nous amenait au moins à égalité avec le temps d’Orange 2 au Cap de Bonne Espérance. Nous avions trois mois devant nous et il était normal d’espérer avoir mieux en termes de conditions météo et de mettre toutes les chances de notre côté. Ensuite nous avons surveillé la moindre opportunité, même sur une fenêtre moyenne, tant nous avions envie de partir, mais aucun créneau ne s’est présenté, sauf des scénarios ‘casse bateau’, et ça il en était hors de question. Nous n’avons pas voulu partir ni dans un esprit ‘on y va, on verra bien’, ni avec des fenêtres ‘quitte ou double’. Le fait de s’élancer avec une fenêtre pouvant se fermer prématurément dans l’atlantique était risqué, car une fois partis il aurait été impossible de saisir une éventuelle fenêtre moyenne à favorable après. Nous avons la responsabilité de ce projet et nous ne voulons pas le mettre en péril. Ce qui est difficile, c’est que nous étions tous convaincus que nous aurions l’opportunité de partir même avec une fenêtre moyenne, mais que rien de tel ne s'est présenté depuis le 15 décembre. Le bateau a été mis à l’eau il y a un an et demi, le projet est encore très jeune et nous avons la chance d’avoir du temps devant nous et d’être en campagne de records jusqu’en 2012 ».

 

Pascal Bdegorry

 

Banque Populaire

Extreme Sailing Series : la ville de Sète va inaugurer la saison 2010

 

La ville natale de Georges Brassens va accueillir en mai la première étape des Extreme Sailing Series.

 

Cette étape s’inscrit dans les fameuses ‘Escales à Sète’, dans lesquelles vont donc cohabiter, tradition et modernité. Il faut se souvenir que par le passé, Sète a été la base de trois équipes de l'America's Cup 2002 , Alinghi et Victory Challenge avant leur départ pour Auckland, en Nouvelle Zélande et French Kiss, en 1986 avant son départ pour Fremantle, en Australie.
Gilles Chiorri, directeur d'OC Events, organisateur de l'événement (et qui fut boat captain de Orange 1) commente: « La ville de Sète est absolument parfaite pour ce premier événement de la saison. Les courses se dérouleront juste à la sortie du port, stade naturel à deux pas du centre ville. Les statistiques de vent prévoient des conditions favorables qui vont garantir un événement sportif de grande qualité. »Last but not least, Sète est la ville natale de Georges Brassens et de Paul Valéry. Les autres étapes actuellement connues de la saison seront, du 23 au 26 septembre, Trapani, en Sicile, et du 9 au 12 octobre, Almería, en Espagne.


Extrème série 1

 

Fête de la mer à Sète

 

 

Sébastien Roubinet : en route pour le Pôle Nord

 

Ca n’est pas de la course, c’est de l’aventure, avec en prime un zeste de folie. C’estce qui caractérise Seb Roubinet qui il y deux ans avait franchit le passage du Nord Ouest à la voile pure, et qui cette fois-ci ambitionne de rallier le Pôle Nord sur une nouvelle embarcation.

 

Les tests du prototype du pôle viennent de se terminer, ils se sont déroulés sur l’Aubrac, et le catamaran semble avoir brillamment passé l’examen ! Malgré des vents variables mais les skis bien fartés, le cata a bien glissé sur la neige.
Sébastien, Rodolphe, Hervé et Cyril se sont efforcés, durant trois jours, de tester et valider toutes les innovations techniques de ce nouveau bateau des glaces ainsi que le matériel scientifique qui sera embarqué pour l’expédition. Jusqu’à présent, la vitesse maximale enregistrée lors de ces tests a été de 13 nœuds. Le bateau quittera la France début avril, direction le Canada, où Sébastien le rejoindra pour conclure les tests sur glace en Baie James. Il sera accompagné de Benoît Lequin (un autre féru de petits catamarans, co détenteur avec Pierre-Yves Moreau de deux records de la traversée de l’Atlantique, Dakar Pointe à Pitre, et New-York Lorient, à bord d’un cata de sport de 20 pieds…) qui l’aidera à optimiser le bateau et de Hervé Le Goff, ingénieur en charge du volet scientifique de ‘La voie du pôle’. Prochain rdv donc, en Baie James (Nord Québec) pour les derniers tests sur glace avant le grand départ de l’expédition prévu en juillet.
Pour ce qui est des partenaires, toute l'équipe est heureuse d’accueillir ‘Kawneer France’, spécialiste des solutions de façades et murs rideaux, et ‘Les ambassadeurs de Sud’, association regroupant des chefs d’entreprises régionales (Languedoc Roussillon).


 

 

L’hydroptère à la Cité de la Voile Eric Tabarly à Lorient

 

L’hydroptère à l’honneur de la nouvelle exposition temporaire de la Cité de la Voile Eric Tabarly de Lorient.

 

La cité de la Voile Eric Tabarly consacre donc une exposition temporaire aux voiliers volants, parmi lesquels bien entendu Alain Thébault et son Hydroptère. Il faut rappeler que à l’automne dernier Alain a décroché le titre très convoité de voilier le plus rapide de la planète.
Sur près de 400m2, la Cité de la Voile retrace l’histoire des ces incroyables engins, des années 1860 avec les premiers tests en passant par le projet de voilier à foils d’Eric Tabarly dans les années 70 jusqu’à 2009, date où l’Hydroptère devint le voilier le plus rapide du monde en battant les records absolus de vitesse sur 500 mètres et sur un mille nautique.

 

Hydroptère.ch devient réalité

 

Le projet Hydroptère ne se limite pas aux performances du trimaran de 60 pieds, qui a battu les deux records mondiaux de vitesse, à plus de 50 nœuds de moyenne en 2009 en Méditerranée. Alain Thébault et son équipe veulent repousser les limites du projet sur deux nouveaux bateaux, avec l’objectif ultime de réaliser un tour du monde en près de 40 jours sur l’Hydroptère maxi.

Avant de lancer la construction de l’hydroptère maxi, l’équipe lance dont Hydroptère.ch, « un véritable laboratoire, dont l’objectif principal sera de tester des géométries et comportements en conditions réelles variées, en vue de la conception de l’Hydroptère maxi ». Véritable projet franco-suisse, l’Hydroptère.ch prend forme dans deux chantiers, l’un en Bretagne, et l’autre en Suisse. La mise à l’eau étant planifiée au début de l’été 2010.
Parallèlement, du coté de Lorient, l’Hydroptère est en chantier pour une mise à l’eau au Printemps.


L'hydroptère

 

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© Textes et images Gilles Ruffet (sauf autres mentions) / Contact : contact@gilles-ruffet.com
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