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25 juin 2010
Bonjour à tous,
Difficile de ne pas évoquer dans ces lignes la disparition de deux marins, l’un, connu, l’autre, moins. Le premier, c’est bien sûr Michel Malinowsky. En 1978, il avait terminé second de la première édition de la Route du Rhum, juste derrière Mike Birch, à seulement 98 secondes de celui-ci. Malino et son grand monocoque de 22 mètres, terrassé sur la ligne par un petit multicoque de 11 mètres. La légende de la Route du Rhum était née, elle n’allait plus jamais s’arrêter. Michel Malinowsky s’est éteint dimanche dernier à l’âge de 69 ans, terrassé par un cancer. Il donnera ce titre à son livre : ‘Seule la victoire est jolie’.
Le temps passe, trop vite.
Ainsi, avec 85.000 € TTC, je cours la Route du Rhum.
En trimaran de 40 pieds, avec une monture suffisamment rapide pour espérer gagner, arriver devant les trois multicoques pour l’instant inscrits au Rhum : les deux A’Capella de Charlie Capelle et de Jean-Paul Froc (dessinés par Walter Greene), et Up my Sleeves (architecte : Dick Newick) de Etienne Giroire. Voici donc les dernières nouvelles. En attendant, voici quelques infos sur les multicoques de course.
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La Route du Rhum – La Banque Postale : 49 bateaux inscrits, 33 pré inscrits, et moi, émoi, hey ! Moi !
Commençons par la classe qui sera la plus médiatique et qui risque d’écraser les autres (plus) petits bateaux, les petits poucets que nous sommes. A ce jour, six bateaux sont fermement inscrits. Les prétendants à la victoire finale ne manquent pas ; parmi les favoris, on compte bien sûr Yann Guichard et son Gitana 11, le bateau tenant du titre, qui a été rallongé à 75 pieds. Les deux aficionados du tour du monde, Francis Joyon et Thomas Coville, ont eux aussi modifié leur monture pour l’occasion, non pas en les rallongeant (ils sont déjà grands !), mais en leur rajoutant des foils, ce qui leur permet en théorie (mais aussi en pratique…) d’atteindre de plus hautes vitesses, tout en limitant les risques de plantage, et donc avec plus de sécurité. Francis a également augmenté la surface de sa grand-voile de près de 30 m², avec une corne gigantesque. Du côté des Multi50, on compte déjà six skippers inscrits. Parmi lesquels un nouveau venu, il s’agit de Gilles Buekenhout, qui s’aligne sur Nookta (voir article), un plan Irens qui par ailleurs possède deux sister-ships : CLM, le tri de Hervé Cléris, et Brannec 4 (tous deux sont à vendre ; avis aux amateurs !). Même s’il n’est pas encore officiellement inscrit, nul doute que Yves le Blévec, récent vainqueur de la Vendée Saint Petersburg (voir article), aura à cœur de détrôner la ‘Sainte’ Crêpe. Lionel Lemonchois fait bien entendu partie des inscrits, même si cet autre plan Irens, en manque de compétition, représente l’une des inconnues de la classe. On retrouve sinon Eric Nigon, sur Axa Atout Cœur pour Aides (l’ancien bateau de Victorien Erussard), Franck-Yves Escoffier bien sûr, mais aussi Erwan Leroux sur fenêtré A – Cardinal, un trimaran qui n’est autre que l’ancien bateau de Eric Bruneel. Les petits multicoques de la Classe Rhum, ceux avant qui j’espère bien arriver (mais encore faut-il que je puisse participer !), ne sont à l’heure actuelle que deux à être inscrits. Il s’agit de Charlie Capelle, et Jean-Paul Froc, tous deux sur des A’Capella, des bateaux sister ships du premier vainqueur, en 1978, de la Route du Rhum. Il s’agit bien sûr de Mike Birch. Etienne Giroire m’a confirmé qu’il comptait bien participer. Pierre Antoine est toujours dans l’expectative, quant à Reiner Gelder, son bateau est toujours au Venezuela.
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Multi50. Anne Caseneuve : le regard vers Saint Malo
A la suite de son démâtage dans la course Vendée - Saint Petersburg 2010, Anne donne sur son site un avis sur la Multi50 telle qu’elle se présente actuellement. Selon Anne, « lors de cette course Vendée - Saint Petersburg 2010, il y a eu deux catégories, les 3 nouveaux bateaux et les 6 bateaux classiques (en fait de 2ème génération) ». Anne s’avoue « très satisfaite du trimaran », car à l’aller comme au retour, elle et son équipage ont été leader de la classe ‘classique’. Anne met désormais ses espoirs dans ce nouveau mât carbone rotatif qu’elle espère pouvoir gréer dans l’optique de la Route du Rhum. Avant de revenir sur Saint Petersburg : « nous avons adoré cette ville, quand on arrive de mer dans une ville aussi grande, le contraste est d'autant plus fort ! La langue, la culture tout nous a transporté presque dans un autre monde. Nous avons pu visiter l'Ermitage de façon extraordinaire, avec un ami Russe photographe. Qui ne rêve pas de connaitre les coins et recoins d'un lieu magique, les salles d'expositions sont à elles seules un lieu d'enchantement, les marbres croisés de noir et rose ou de malachite nous ont éblouis ».
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Multi50. Pascal Quintin : un bateau, mais pas de budget
Pascal Quintin est un passionné, mais la passion ne suffit pas toujours pour nourrir son homme, et surtout armer son bateau. Faute de budget, son trimaran risque bien de rester à terre cette année. En effet, faute de budget, Pascal a décidé pour cette année de ne pas remettre son bateau à l’eau : un tel ‘gros’ bateau coûte de l’argent lorsqu’il navigue, qu’il s’agisse des frais de grutage, de port, les douanes, ou encore l’assurance. On se souvient tous du fantastique sauvetage de ce trimaran construit de ses mains par Pascal, suite à son chavirage dans la Route du Rhum 2006. Le bateau avait dérivé plusieurs mois avant qu’il ne soit récupéré au large des Açores. Grâce à sa détermination, le bateau avait pu être remorqué jusqu’à Horta, retourné avec la complicité du capitaine d’un cargo et surtout de ses mâts de charge, avant de revenir sous gréement de fortune jusqu’à Saint-Brieuc. Depuis, il a disputé notamment la Québec Saint-Malo.
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Multi 50. Le bateau de Jean-François Lilti a été mis à l’eau
Citoyens du Monde, le Avocet 50 de Jean-François Lilti, sera l’un des rares catamarans de la course, avec le Délirium de Hervé de Carlan. Une course dans la course… |
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Multi50. Nookta : le retour en course d’un bateau de légende
Nookta sera l’un des bateaux les plus ‘historiques’ de cette neuvième Route du Rhum – La Banque Postale. Dessiné par Nigel Irens en 1990, il est le fruit de la collaboration entre Claude Develay (alors patron de Fuji) et Mike Birch. |
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Classe Ultime. Servane Escoffier : le Rhum en catamaran géant ! Servane Escoffier, fille de Bob (Escoffier), nièce de Franck-Yves (Escoffier), cousine de Kevin (Escoffier) et de Loïc (Escoffier), sera donc de nouveau présente sur la ligne de départ de la Route du Rhum – La Banque Postale, et cette fois-ci à bord d’un multicoque. |
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Classe Ultime. Francis Joyon sur la Route du Rhum : pour gagner, évidemment !
C’est désormais officiel (mais qui en doutait ?) : Francis Joyon participera bien à la Route du Rhum –La Banque Postale 2010. Après plus de quatre mois de travaux réalisés au chantier Marsaudon à Lorient, le bateau rouge de Francis a été remis à l’eau. Le marin le plus rapide autour de la planète en solo (57 jours), va donc retrouver le sel de la course en flotte et ainsi pouvoir se mesurer aux autres skippers de grands multicoques que sont Franck Cammas, Thomas Coville, Sidney Gavignet, etc. « Je n’ai jamais perdu le goût de la course », indiquait lors Francis, « même si ça me fait un peu drôle de revenir à tous ces règlements du milieu, après des années d’absolue liberté dans la quête des records. C’est un beau challenge ». Avant de continuer : « j’ai très envie de gagner, oui !, le bateau en a le potentiel. »
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Classe Ultime. Francis Joyon s’adjuge le Tour de l’île de Wight
A bord du maxi trimaran IDEC, l’équipage de Francis Joyon a remporté samedi 19 juin l’édition 2010 du Tour de l’île de Wight, en 4 heures et 24 minutes. Le vent de nord modéré - 7 à 15 nœuds - n’a donc pas permis à Francis Joyon de battre son record de l’épreuve, établi en 2001 (3 heures et 8 minutes). Mais le maxi-trimaran IDEC s’est néanmoins imposé devant les… 1753 autres bateaux qui participaient cet année à la grande classique anglaise dans un chrono plus qu’honorable : 4 heures et 24 minutes.
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Classe Ultime. Groupama 3 a été remis à l’eau
Ca y est, il flotte ! Quelques mois seulement après son tour du monde victorieux, Groupama 3 a été remis à l’eau, avec un plus petit mât, et un plan de pont épuré. Visite guidée. |
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Classe Ultime. Oman Sail sur le Rhum
Sidney Gavignet : une course contre la montre pour être au départ de la Route du Rhum. |
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Multi50. Vendée Saint-Pétersbourg : Actual, enfin !
Le renouveau de la classe, qui avait pris un peu de retard l’an dernier suite au chavirage de Actual (au départ de la Jacques Vabre), puis à l’accident de Prince de Bretagne (bris des bras de liaison), est désormais sur les rails : en effet, pour la première fois depuis bien longtemps (hormis les Trophées), Crêpes Whaou ! (en l’occurrence, le troisième du nom) n’est pas grimpé sur la première marche du podium. Retour sur une course qui remet du piment dans les multicoques ! L’arrivée de la première étape s’est donc jouée à quelques instants, et c’est Franck-Yves Escoffier qui l’a emporté, avec quelques dizaines de secondes d’avance sur le Actual de Yves Le Blévec (78 secondes exactement). L’escale, qui aura duré une semaine, aura été l’occasion pour les skippers de dégrossir le russe, apprendre à négocier avec les taxis, faire connaissance avec les principales artères d’une ville grouillante. Chacun se souviendra de ce mouillage fantastique, imaginez : les trimarans de la Multi 50 mouillés au pied du musée de l’Ermitage !
Une seconde édition en 2014
Une course accordéon
Une première grande victoire pour Actual
Crêpes Whaou ! 3 : le temps des bilans.
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Record SNSM : une flotte de 53 bateaux pour une pluie de records !
C’était le week-end dernier, le désormais célèbre record SNSM. Des grands multicoques on n’y a vu que Gitna 11, mais il a assuré le spectacle. |
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Extrem series : la saison a été lancée à Sète
Pour la première épreuve de la saison, Groupe Edmond de Rothschild, skippé par Yann Guichard, s’impose. Un bon banc d’essai pur se mesurer à cet autre skipper de la Route du Rhum qu’esy Franck Cammas. Huit équipages ont répondu présent pour cette première étape du circuit Européen des Extrem 40. Avec trois vainqueurs de manche différents qui ont pour noms Guichard, Booth et Cammas, le niveau des concurrents est apparu très homogène. Pourtant, l'équipage de Groupama 40 a perdu gros dès la première manche, passant de la deuxième à la sixième place à la défaveur d'une bascule de vent de 60° prise à l'envers : « c'est le genre de chose qui arrive. Nous n'y pouvions malheureusement rien puisqu'il fallait être en retrait pour en profiter », analysait le tacticien de Groupama 40, Tanguy Cariou. Par contre, au petit jeu du « qui perd gagne », Loïck Peyron passait à une longueur de la victoire alors qu'il ne pointait qu'en cinquième position à la bouée précédente, assez loin du leader, Groupe Edmond de Rothschild. Lors des deux manches suivantes, le vent n'était guère plus régulier mais probablement plus prévisible. Priés de se creuser les méninges, les tacticiens choisissaient pourtant les côtés opposés du plan d'eau avec des réussites diverses, à l'exemple de Groupe Edmond de Rothschild qui finissait dernier de la manche 2 après avoir remporté la première.
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Voile Lémanique (1). D 35. Banque Populaire sur le Challenge Julius Baer : second dès le départ C’était la première manche du challenge helvétique (qui en compte huit), et Pascal Bidegorry s’est adjugé la seconde place de ces régates qui se sont disputées dans le Petit Lac. Un Grand Prix et une classique composaient la programme des réjouissances. Foncia d'Alain Gautier et Banque Populaire de Pascal Bidégorry se sont ainsi retrouvés au coude à coude tout le week-end et ont terminé la dernière manche en match race. Vendredi, dans un vent léger Joran, Foncia et Banque Populaire se partageaient les victoires des quatre manches courues. Sept manches ont pu être lancées à l'Open de Versoix. Foncia le remporte avec 4 points d'avance sur Banque Populaire qui gagne deux manches et monte sur le podium quatre fois. La régate s'est terminée en match race entre les deux équipages français à bord de leurs catamarans de 35 pieds (10,81 mètres), puisque Banque Populaire ne devait pas finir mieux que sixième à la dernière régate du jour. Objectif rempli, Pascal Bidégorry et son équipage montent sur la deuxième marche du podium. Nicolas Charbonnier, Médaillé de bronze aux Jeux Olympiques de Pékin en 470, tacticien du D35 Banque Populaire, analyse cette régate: « aujourd'hui, Foncia était en position de force. Ils ont donc essayé de nous gêner au maximum. Nous avons essayé de faire le moins mauvais classement possible. Mais cela fait partie du jeu et le week-end prochain nous essaierons d’être meilleur ». Pascal confiait alors que « c'est une très grande satisfaction, on a gagné deux manches et on est 2e de l'Open de Versoix derrière Alain Gautier à bord de Foncia, ce qui nous fait remonter à la 2e place au classement général du Challenge. L'équipage est vraiment super et depuis la première épreuve on s'est bien alignés avec dans tous les domaines une bonne préparation même si je trouve qu'on ne s'est pas beaucoup entraînés. Je suis confiant pour le Bol d'Or auquel nous participerons le week-end prochain ».
L'équipage du D35 Banque Populaire : Le classement de l'Open de Versoix : |
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Voile Lémanique (2). Le catamaran à foils SYZ & CO sur la ligne de départ du Bol d’Or Mirabaud 2010
L’équipe du catamaran à foils Syz & Co se prépare avec enthousiasme à participer au Bol d’Or Mirabaud 2010. En effet, les navigations intensives menées ces dernières semaines par la nouvelle équipe professionnelle ont permis de progresser rapidement : le bateau vole bien et atteint des vitesses élevées dans des conditions établies. Des coques rallongées, un mât plus long, de nouvelles voiles, un système hydraulique optimisé, une nouvelle équipe navigante : tout a été mis en place pour démarrer la saison dans les meilleures conditions, avec deux objectifs principaux : les records de vitesse du Léman et le Bol d’Or Mirabaud ! Annoncées il y a quelques semaines avec l’arrivée de Luc du Bois, ces modifications se sont vues validées en beauté par de magnifiques séances de vol. |
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Un livre à lire : Jon l’Islandais, par Bruno d’Halluin
Bon d’accord, il ne s’agit pas d’un livre qui traite des multicoques de course ; mais il a été écrit par mon ami Bruno d’Halluin, et un petit coup de main, ça ne fait pas de mal. ‘Jon l'Islandais’ était dans la sélection finale du prix ‘Gens de Mer’ du festival ‘Etonnants Voyageurs’ de Saint-Malo, où Bruno était invité. Vous pouvez retrouver des détails sur ce prix, et d’autres informations sur ce livre, en cliquant sur le lien : |
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© Textes et images Gilles Ruffet (sauf autres mentions) /
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